08/07/2020 Commentaires fermés sur

 

Parfois, je prends ce petit appareil : parallélépipède noir à viseur clair. Association spartiate de mécanique et d’optique, — tellement loin de l’hubris technologique d’aujourd’hui — où ne subsiste que l’essentiel et qui sollicite tout le savoir de celui qui l’utilise : exposer avec une cellule archaïque et surtout évaluer la distance au juger, à vue d’œil. C’est une une manière de se placer dans le monde : à quelle distance suis-je de cet arbre, à quelle distance suis-je de toi ? Mots qui résonnent particulièrement ces derniers temps. Il y a aussi l’infini et son symbole à la butée de la mise au point qui ouvre à la poésie de ce qui est au-delà : la montagne, l’horizon, les nuages, l’étoile. 

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